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Davido-Nel-Webo

"Buenvenuto en la Luna, Barone"

David

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Matahari quand elle a su ce que j'en dis ; Matamord dru dans tout ce que j'en pense ; Matador depuis.
sHER  
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allez, 'pars pas sans rien dire...
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August, 2008

pas vu / pas pris

mmmmmmwè!
 
sur cet espace figurent mes tout premiers pas dans la blogoboule*, et ça date. 'faut dire qu'ici, les fonctionnalités n'étaient pas aussi chatoyantes qu'elles le sont devenues, mais bon. désormais je me com'mets ailleurs...
 
l'essentiel de mon activité blogoboulesque se trouve sur 'pavupapri'
 
+luv frommi touyou, féloz.
 
 
 
[blogoboule : expression déposée par Fanny BERREBI]
April, 2007

de libéral à libertaire...

 
De libéral à libertaire, il n'y a qu'une terminaison qui diffère*.
La racine est commune - et certes bien éloignée du communisme.
 
J'exerce moi-même une activité en profession libérale et me définis comme libertaire. Alors, suis-je le terrain d'une absurde, voire cynique contradiction ? Mon activité peut-elle s'affranchir de mon opinion, de mon idéal et réciproquement ? Ou ne pourrait-on voir poindre, dans cette antinomie apparente, le grand écart que nous sommes tous amenés à gérer, celui qui se place entre nos actes et nos idées ?
 
* Oui et 10 fers, ça fait lourd à porter! 
Rafraîchissons nos méninges.
HOBBES, LOCKE, SMITH, chantres du libéralisme florissant au XIXème siècle (siècle porteur des lumières démocratiques) seraient bien marris de voir ce que les ténors de la droite prétendent proposer comme modèle de société libérale aujourd'hui. Leur néolibéralisme n'a rien de nouveau : il consacre le pouvoir oligarchique des possédants, les méritants, au mépris le plus complet des autres individus, salariés pour les plus "chanceux", réduits à l'état de bêtes de somme, considérés comme entités négligeables pour la plupart. Leur cynisme ne connaît aucune limite et se manifeste dans l'hypocrisie la plus ostentatoire et, finalement, attentatoire aux libertés fondamentales. Ils prônent la "valeur travail" en escomptant rien moins que d'en être exemptés en faisant fructufier leur argent (on dit capital, non ?). Ils se gargarisent de notions telles que "le respect", "la responsabilité", "l'effort", "la civilité". Des termes qui doivent s'appliquer à tous sauf à eux-mêmes afin d'asseoir une paix sociale dont ils ne PEUVENT PAS faire l'économie s'ils veulent continuer à prospérer.
 
Or tout est là. Dans la paix sociale.
SMITH et consorts le savaient bien. Le libéralisme dont ils ont posé les fondements avait une destination claire : le bien-être et l'intérêt général. Aucun échange n'est possible, aucune prospérité envisageable qui ne finissent par profiter au plus grand nombre. L'esprit de caste demeurait, mais dans une certaine mesure, en proposant une redéfinition de la noblesse, celle qui s'expose (en terme libéraux on dit : prend des risques ou entreprend). Comme ces nobles qui partaient en guerre l'écharpe blanche à leur bras bien visible, les désignant comme principale cible puisqu'il tenait de leur responsabilité que d'assurer la sécurité des biens et des personnes sur leurs domaines, l'entrepreneur libéral s'octroie la meilleure part des profits de son activité puisqu'il en est l'initiateur, mais il s'empresse d'en redistribuer le reliquat dans une meilleure qualité du travail, dans la recherche de techniques innovantes, dans des prix attractifs sur les marchés et jusqu'à des organisations dites "paternalistes" dont ne demeurent que les comités d'entreprises, mais qui ont vu fleurir au seuil des entreprises des écoles ou ce que l'on appellerait aujourd'hui des garderies - des services aux salariés!
 
Le marché n'est en rien une fin en soi!
De ce fait, l'Etat avait un rôle nécessaire : prélever sur les bénéfices de l'entreprise de quoi redistribuer aux populations des services "sociaux", réguler le marché pour en garantir l'accessibilité (donc la consommation), organiser la négociation autour des conditions de travail (du code du travail jusqu'à la présence et au rôle des syndicats). En tout état de cause : le marché n'était en rien une fin en soi! La plus value de l'activité avait une fonction progressiste... et calculée : si tout le monde y trouve du mieux, la paix sociale a des chances de perdurer. Et quand on se sent bien, on achète, on travaille, on participe. La machine tourne.
 
A peine ces bourgeois avaient-ils installé le meilleur des systèmes possibles pour assurer la pérennité de leurs activités industrielles et mercantiles (la démocratie libérale) que déjà le pouvoir de l'usurier, celui du thésaurisateur de valeurs mettait en place le capitalisme et sa logique virtuelle : faire de l'argent avec de l'argent. Feignant d'oublier au passage ce qui produit de la valeur : le travail. Si l'on avait pu transformer les hommes en fourmis, c'en eût été vite fini de la condition humaine. Mais la "classe laborieuse" avait retenu une leçon cruciale des idéaux révolutionnaires de 1789 : le religieux et le possédant n'avaient plus rien à faire sur son dos! Les hommes naissent libres et égaux...
 
Le Capital, chronique d'une mort intrinsèque.
"La religion, c'est l'opium du peuple" avait dit Marx. L'accès du peuple au savoir qu'engendrait (un peu malgré elle) la logique libérale précipita l'avènement du modèle capitaliste, grand sursaut des acharnés du pouvoir castique. Logique primaire du rapport à la puissance dont découlent toutes les mesures conservatoires (de repli communautaire, dit-on aujourd'hui) et tous les conservatismes (invoquant la fatalité, l'autorité hiérarchique, le dogme absolu...), le possédant n'aura de cesse de maintenir en léthargie ceux dont le destin doit être de travailler pour lui et son seul bénéfice. Or, la clairvoyance de Marx (dans son ouvrage "Le Capital") le conduira à démontrer comment la cupidité aveugle du capitaliste l'entraîne de fait vers son propre anéantissement.
 
Considérant l'Etat comme un frein à l'individualisme-roi, le capitaliste (oui bon, le néolibéral, maintenant) lui dénie toute capacité de régulation du marché et le relègue à un rôle sécuritaire. C'est à l'Etat de maintenir la paix sociale, le marché quant à lui s'occupe de ses seules affaires... de marché. Une seule règle valable à ses yeux : avoir ou être eu. Et le marché de ressortir les vieilles ficelles des pouvoirs oligarchiques, telles que "diviser pour mieux régner". Où l'on voit revenir au grand galop les "eux ou nous", "les ceux-d'en-haut et les ceux-d'en-bas", les "marche ou crève", etc.
 
Le retour de la lutte des classes ?
Le problème, c'est que le marché souhaitant s'affranchir de tout rôle social - hormis peut-être celui d'entretenir les pratiques consuméristes, va se retrouver face à une lutte des classes qu'il croyait dépassée. Il n'y a pourtant pas si longtemps que des barons de la finance et des industriels fortunés étaient kidnappés, mutilés, abattus de sang-froid par des "illuminés anarchiques acoquinés au grand banditisme et soutenus par la chienlit". Les actuels jeunes loups et leurs grabataires chefs de meute ont vraisemblablement la mémoire aussi courte que la vue rivée sur leurs tas de deniers. La piqûre des anarchistes virulents, ceux qui se sont nourris au lait rouge amer de Louise Michel, Sacco et Venzetti, Bonnie and Clyde et autres Mesrine ou bande à Bader, ne les a manifestement pas vaccinés.
C'est pourtant au cri de "NI DIEU NI MAÎTRE" que la réaction du peuple a voulu se faire entendre (et finit par faire école) au nom et au sein des peuples asservis, sacrifiés à l'industrie guerrière jusqu'au génocide.
 
Ne se soumettre à aucun dogme et n'être maître que de soi...
Tiens, je crois bien que c'est pour cela que j'ai quitté le salariat et tenté de travailller à mon compte, en profession libérale.
Mon activité ? Un service aux personnes. Mon domaine ? La culture et le savoir que véhiculent les actes de dire, lire et raconter. Un marché porteur ? Mouaif...
 
Et pourquoi pas NI DIEU NI MAÎTRE EN CULTIVANT SON JARDIN!
 
Pourquoi ne pas pousser à l'extrême les idéaux révolutionnaires ?
"Liberté, égalité, fraternité" ça se pense, ça se dit, ça se fait. La liberté totale de l'individu exige une extrême responsabilité. L'égalité parfaite des citoyens exige une extrême générosité. La fraternité entre les êtres vivants exige une extrême humilité.
Chaque être humain possède les ressources nécessaires à l'accomplissement de ce destin... qui est le sien!
La conscience, la présence d'esprit comme conditions de l'harmonie - ça s'entretient. L'éducation, la transmission comme socles du lien social - ça se pratique. L'empathie et le partage comme garants du bien-être - ça s'organise.
 
Pas de socialisme niveleur, mais une société harmonieuse.
Pas d'individualisme forcené, mais un être radieux.
 
Je rêve donc je pense donc je suis...
 
Une seule humanité libre et responsable. Un seul monde où vivre, celui du vivant. Une seule destination, la poursuite du vivant. Une seule motivation, le bien-être dans l'intérêt général. Une seule contrainte, la mort chemin faisant.  L'autre n'est plus un obstacle, c'est une main, un pas, une voix, un regard - par lesquels je prends conscience de moi et du reste.
Par où commencer ? Voltaire a déjà répondu à cette question dans son "Candide".
En commençant par soi et ce qui nous est proche. Charité bien ordonnée, disent nos (arrière-)grands-mères.
Son enfant, son jardin, le voisin et son chien, le commerçant du coin ; et puis la rencontre inopinée, et puis celle qu'on attend plus ou moins... jusqu'à ce qu'on décide d'aller au-devant, quand derrière soi tout s'apaise. Et si tout le monde, c'est-à-dire si chacun fait de même, à sa façon : adieu peau-de-vache, cochon! Dieux, maîtres, poisons!
 
Sortir de la sclérose!
Parlons-en...
 
"- Non, mais arrête de rêver, tu vois pas que c'est l'argent qui régit le monde ?
 - Ben si. Mais si l'argent retrouve sa destination première d'être une monnaie d'échange et non une fin en soi, alors...
 - Non, mais attends, tu crois qu'il n'y aura plus d'assassins, plus de violeurs, plus de tricheurs ? C'est mal connaître la nature humaine!
 - C'est méconnaître la nature humaine que de la cantonner dans les symptômes hérités d'un climat de violence somme toute fabriqué.
 - Non, mais oh! et tu crois que les autres là-haut, les patrons et tout, ils vont lâcher le bout de gras comme ça!
 - Ben, si y a plus personne pour leur donner du gras, il faudra bien qu'ils viennent le demander ou qu'ils maigrissent.
 - Non, eh! Tu les connais pas, là. A coups de pompes dans le cul ils vont te le reprendre leur bout de gras.
 - Ben, à la fin des fins je voudrais bien donner raison à Ghandi, mais d'ici là, il faudra peut-être se battre - d'une façon ou d'une autre, c'est peut-être là qu'il faut s'atteler à imaginer autre chose que ce qui n'a pas porté ses fruits ; quelque chose qui ne soit pas le moine ni le guerrillero. Je ne sais pas quoi.
 - Non ? Ben, je peux te dire que pendant que tu cherches, y en a qui s'en foutent plein les fouilles et qui s'en tapent de tes rêves parce que d'ici à ce qu'on le voie venir ton monde de ni que ni qu'est-ce, ils auront bien rigolé dans leurs palais pendant que tu seras tout sec à force de parler.
 - Ben, parler ne suffit pas, mais je ne vais pas non plus agir à ta place. Je me débrouille avec mon jardin. Et je t'en aprle, des fois que ça serve le tien. Et tu me réponds, et ça peut servir le mien.
 - Hein ?
 - Ouais non, rien. Tiens, remets-nous donc un p'tit blanc sec.
 - T'as raison."
 

Discussion sur Politique de la langue

 

Citer

Politique de la langue

LE PRÉLUDE ET L’ANDANTE : « ÊTRE ET PARLER FRANÇAIS »

 

   Quatre cents pages, puissamment argumentées. L’ouvrage de Paul-Marie Coûteaux impressionne par sa masse, sa force et la passion qui l’anime. C’est probablement le livre le plus complet que l’on puisse écrire hic et nunc sur la langue française, sur les dangers qu’elle court, sur les réponses qu’elle seule peut apporter à l’ensemble des problèmes qui harcèlent notre patrie. Complet ? Je commencerai par ce qui fâche (un peu). Et pour ce faire, j’évoquerai au préalable une anecdote datée de 1959. À la suite d’un article intitulé « Prélude à Cottafavi » où un très jeune critique revendiquait, avec l’aplomb de la jeunesse, la découverte d’un cinéaste, François Truffaut avait répondu dans Les Cahiers du Cinéma : « Il ne faut pas confondre le prélude et l’andante. » « Personne, lisons-nous dans Être et Parler français, n’envisage [cette question de la langue] dans sa dimension centrale : c’est l’être français tout entier qui tient aujourd’hui à la langue. » Autrement dit, et c’est la thèse de l’ouvrage, la langue doit d’abord et surtout se penser en termes d’identité, de rayonnement, d’unité nationale et par conséquent de politique.

   Or cela fait plus de quarante ans que les défenseurs les plus avisés de notre langue,   cancérisée par l’« angloricain », se battent sur cette brèche, à commencer par Étiemble et son « comparatisme militant » (selon la formule de l’essayiste roumain Adrian Marino), enté sur la politique et l’idéologie. Le pourfendeur du franglais m’écrivait encore en 1985 de sa retraite de Vigny : « La France ne veut plus parler sa langue. Elle se veut […] le 51e État de l’Union capitalisto-raciste des USAgés… » En 1971, le magazine Matulu, dont la défense et illustration du fait linguistique comme fait politique était l’un des terrains favoris, faisait sensation en obtenant pour son premier numéro un long article du président Bourguiba : « La Francophonie sans complexe ». En 1979, un opuscule, Destin du français, cernait  avec la précision d’un scalpel l’enjeu de l’existence même de la France suspendue à sa langue. L’auteur, Michel Marmin, vient justement, dans l’une de mes émissions radiophoniques, de  nous reparler de cette fragilité d’une nation et d’une langue qui ne se maintiennent à travers les siècles que par le volontarisme d’une « création continue », comme disent de l’univers certains théologiens.

     Un ouvrage de l’importance d’Être et parler français, eût peut-être encore gagné en efficacité à prendre  en compte les batailles livrées et parfois gagnées dans le domaine éducatif par les Deloffre,  Rougeot et autres universitaires de haut niveau mobilisés à partir de 1968, ou conduites en d’autres lieux par Pierre Gaxotte, contre le Plan Rouchette, par exemple, la méthode globale ou l’histoire non événementielle ; batailles à l’époque tout aussi  politiques – et urgentes – qu’aujourd’hui  celles d’un Aymeric Chauprade ou d’un Michel Guillou (Francophonie-Puissance, 2005).

    Rappellerai-je aussi le souci manifesté par la « Grande Muette », en 1981, d’insérer la défense de la langue française dans le cadre d’une réflexion sur le concept de « défense globale » ?  Il m’avait été alors demandé de prononcer devant la 94e promotion de l’École supérieure de guerre une conférence sur ce thème, qui me fournit la trame de Discours de la langue, pour lier indissolublement les trois puissances : politico-militaire, économique et linguistique ; discours publié en  1985 et repris en préface au premier volume des Maux de la langue.  La dimension politique, et surtout géopolitique, du couple langue-nation, n’a jamais cessé de motiver ouvertement ou secrètement le combat des défenseurs du français.

   Ses accents les plus pénétrants, Paul-Marie Coûteaux les tire de son analyse de la langue maternelle, où il rejoint le Chateaubriand de l’Essai sur la littérature anglaise : « Les vocabulaires variés qui encombrent la mémoire, écrivait François-René dans cet ouvrage publié en 1836 mais recueillant des textes rédigés dès le début du siècle,  rendent les perceptions confuses. Quand l’idée vous apparaît, vous ne savez de quel voile l’envelopper, de quel idiome vous servir pour la mieux rendre. Si vous n’aviez connu que votre langue […], cette idée se serait présentée revêtue de sa forme naturelle : votre cerveau ne l’ayant pas pensée  à la fois dans différentes langues, elle n’eût point été l’avorton multiple, le produit indigeste de conceptions synchrones ; elle aurait eu ce caractère d’unité, de simplicité, ce type de paternité et de race, sans lesquels les œuvres de l’intelligence restent des masses nébuleuses, ressemblant à tout et à rien. »

   Au sceau de précision et d’intimité qu’imprime à la pensée la langue maternelle s’oppose la régression vers ce que Coûteaux nomme « la tour du Babil » : « Babil, balbutiements… » Ces considérations linguistiques débouchent nécessairement, on l’a dit, sur la géopolitique : « La rivalité militaro-linguistique qui oppose la France et les Etats-Unis ne se limite pas à l’Afrique subsaharienne ; il faudrait la suivre aussi dans toute l’Afrique du Nord et le monde arabe, la percée française des années 1960 en Irak, joyau de la zone d’influence anglophone au Proche-Orient, ayant été soldée par deux guerres ; dans le Pacifique aussi, où toujours les Anglo-Saxons  ont tenté, en vain, d’atteindre au monopole de l’influence.

   L’auteur, évoquant une des dernières paroles du président Mitterrand,  va jusqu’à parler de « guerre vitale » : « entre trois conceptions du monde, le tout-marché à l’anglo-saxonne, le tout-sacré à la musulmane, ou le primat de la politique et donc de la raison à la française. » Il cite pour notre bonheur, en épigraphe au chapitre « Esclave parlera langue du maître », ce fragment des Minutes du procès de Jeanne, consignées au Ier mars 1431 : «  – Sainte Marguerite parle-t-elle langage d’Angleterre ? – Comment parlerait-elle anglais puisqu’elle n’est pas du parti des Anglais ? »

   L’impérialisme américain est traité de la bonne manière, méticuleuse et sans pitié, par le député européen, directeur de l’Indépendance ; en particulier son arsenal  culturel, machine à hacher et homogénéiser les peuples comme la viande de ses hamburgers ; est tout autant dénoncée sa courroie de transmission européiste, que des élites ahuries nous proposent comme bouclier. Je recommande tout spécialement la lecture du chapitre « L’Europe anglomérée, programme d’UE ». Lecture désespérante, où se trouvent  narrées par le menu les capitulations successives de nos gouvernants dans le domaine qui nous occupe.

   Conclusion, d’une éclatante lucidité : « Aussi longtemps que la France officielle, droite et gauche confondues, ne communiera plus que dans l’obsédante haine de soi, la violence embrasera la cité, à mesure que s’éteindra la parole. Ce n’est là qu’une affaire politique, c’est-à-dire humaine, donc amoureuse. » 

Michel Mourlet

Éditions Perrin, 400 pages, 21 €.   

April, 2007

Buenvenuti

"Buenvenuto en la luna, Barone"
savoureuse réplique de Robin WILLIAMS (Ray Di Tutto au générique) dans le non moins savoureux film de Terry GILLIAMS 'Les Aventures du Baron de Münchhausen'.
 
 
(blog à part ?)
J'ai fait le ménage!

Un film comme celui de Terry GILLIAMS interroge au fond notre rapport au réel et à l'imaginaire ; ça vaut le temps de prendre le temps de s'y arrêter, non ?
 
S'arrêter. Stopper la course pour se lancer dans autre chose. Et dans l'intervalle ? Une autre dimension spatiotemporelle. De celles que la lecture, la méditation, la contemplation, la danse et la musique peuvent ouvrir.
 
Où livrer meilleure bataille entre le réel et le virtuel que sur la toile ?
 
La prétention de davido nel webo - et consors déclinatoires, pour ce bleugh (blog bleu de bleu en blog, ndt) : vous accueillir sur un espace qui vous expédie... va savoir où.
 
 
Davido Nel Webo ex-ergo
 

L'imagination au pouvoir
Ouiche, j'ai déjà lu ça quelque part en passant - ou était-ce en me rasant ? près des barricades de certain quartier latin parisien. Paris! Il me semble qu'on y vit de plus en plus à l'ombre des audaces passées de la Ville Lumière plutôt que sous l'éclairage de ses ressources lumineuses.
 
C'est par où que ça brille ?
En 1975, on n'avait plus de pétrole... aujourd'hui on n'a toujours pas idée de quoi demain sera fait!
Ah, mais parce que demain n'arrive pas tout seul. Et non. Il faut le faire.
 
Le XXIème siècle, ère spirituelle sinon rien... On s'y met ?
 
Didiogène & N. TINIAK
 
affaire à suivre à la rubrique - métafizik avanthugo
 

stop thinking stopthin king st opthink in gstop thinkingstop

 
Le pouvoir de l'imagination, ça se dit ça ?
mwof, moi c'est comme vous voulez du moment que je peut tout.
 
La liberté, ça s'attrappe au vol et ça se perd aussi vite qu'une clé dans une poche trouée, alors.
La liberté d'expression, ça se cultive. Parce que c'est vivant. Comme une plante, 'oyez ?
 
Cultive ton jardin
et mange des gnocchi, c'est l'automne!
 
Quand le verbe peut prendre le pas sur l'image, ça se fête, non ?
Quand le vin est tiré, il faut crier l'Hallali, jusqu'à la lie.
Tous en Polésie!! Yahllahiiii!
 
norbert
 
 affaire à suivre aux rubriques - en polésie
 
 

stop thinking stopthin king st opthink in gstop thinkingstop

  
" Et avez-vous vu ma salle de bal ? Venez donc voir ma salle de bal...
 
 
a anaïs arcade fire b bashung björk c camille cat power d dominique a thomas dolby e pauline ester enon nino ferrer fat boy slim g serge gainsbourg the glove h george harrison i j david jones k the kinks l lilidrop love and rockets m manu chao metric n noir désir the nits o oui oui p poun pixies q the quarrymen r les rita mitsouko rob zombiedidier super saint etienne t téléphone troy von balthazar u v velvet undergound w whale x xtc y z zao the zincs
 
 
... ça a de la gueule, hein ? Nous venons de la faire refaire!"
 
P.O. Magic Fing D / Vulcain, le dieu
Les Aventures du Baron Münchhausen (T. GILLLIAMS)
 
 

stop thinking stopthin king st opthink in gstop thinkingstop

 
Ouaip.
Et bien tout ça, ça fait quand même du boulot.
 
Retrouvez de quoi obtenir en prestations TTC
les propositions d'ANIMATION, de FORMATION et de CONSEIL
de l'activité "e_pur... Tant qu'ils lisent!" / DF à Carpentras.
(micro-entreprise en régime spécial BNC) 
 
 
affaires à suivre à la rubrique - e_pur
 

 
PIX2_Tandis que JIHEFFKA et KROUTCHKROUTCH faisaient leur course à la lune, moi je faisais dans mon pot. j'essayais à tout le moins. maintenant ça va, merci, ayé. j'ai eu un bon maître. drapé dans un antique tonneau, il était surtout fort en crachat, lui. jamais vu un truc pareil. pas même aux meilleures heures de la récré. du coup, j'ai pas de tonneau, mais j'aboie pas trop mal.
Didiogène
 
PIX1_Le premier qui se prend trop au sérieux, je lui graphe un "z" sur le bide.
Renard 27
affaires à suivre à la rubrique - photos

poun poun poun

Elle revient hanter ce blog, l'électrobricoleuse de chocs-en-retour.
 
poun, artiste découverte sur www.jamendo.fr/ se retrouve sur dogmazic.net où figurent la plupart de ces morceaux disponibles gratuitement (sous la licence CREATIVE COMMONS). Plus directement, vous pouvez consulter son blog et constater comme le terme d'artiste lui va comme un GLOVE (mais si vous savez, ce groupe hybride qui rassemblait Steven Severin et Siouxsie flanqués de robert Smith de Cure).
 
poun et son complice Jankenpopp nous ont récemment gratifiés d'un concert au Balthazar (40mn de bonheur pour 60M de mp3), c'était l'hiver dernier.
 
norbert avait été plus qu'élogieux (et quelque peu intrusif au goût de ces artistes fantomasmagorythmiques). Puni cagibi! Il a du ranger ses pounems ailleurs. Les amateurs de polésie savent où.
Il faut dire que les titres de poun, tant par leur caractère (innovant) que par leur singularité, offrent un univers hors du commun, propice à la divagation. D'aucuns l'auront peut-être trop vite cataloguée dans le genre trip-hop, bien que ce soit le style qui se rapproche le plus d'une probable tentative de définition des compositions originales et autoproduites de l'artiste inclassable.
 
C'est bien simple, à la première écoute des morceaux de son premier album "WONDERSTUFF" vous ne manquerez pas d'éprouver un électrochoc, plusion de réveil, comme l'ont pu provoquer en leurs temps des extratextuels tels que devo, laurie anderson ou cocteau twins et plus proches de nous, cocorosie, bel canto...
 
Un petit chant tout maigre assène des coups marteau dans un anglais aux accents approximatifs.
Une musique accidentellement bien maîtrisée - à vous laisser dada plutôt que baba! s'aventure en terrain volatile.
Un nom de pucelle qui vient vous chercher des poils dans la douche et vous arrache les maux de la bouche!
Voilà poun.
 
En trois albums et quelques inédits, testés en résidences et performances de haute voltage, poun est un rafraîchissant alliage de spleen et d'idéal qui ravira vos soifs d'autres choses.
 
poun, vous laissera sens dessus dessous! poun, unod à l'absurde. 
poun, artiste majuscule inscrite ici en miniscules, c'est pas du minimal! poun c'est sublime, inhale!
 
 
magic fing d et danelweb s'en sont donné à coeur joie pour réaliser deux vidéo-clips autour de nos favoris, les titres "dumb" et "wonderstuff". Un peu de patience, on attend l'aval de l'artiste pour les mettre en ligne. D'ici là, vous pouvez toujours vous amuser de ses propres incursions vidéastiques sur youtube.
 
AUTRES TITRES TOUT SPECIALEMENT RECOMMANDES :
sHer (ironique)
no sugar (rageur)
naughty boy (hypnotique)
the 2 thing (obsédant)
come to Holly et candy marx (poppy décalés)
sad home movie et pinocchio (instrus infernaux!)
 
obligé, là quoi!
hop... IT'S WONDERSTUFF, in deed!
 
à voir aussi "sHer" dans mes photos...